Recherches en cours

Programmes de recherches*

*L’activité de recherche, au sein des Universités et/ou Organismes de recherche nationaux (CNRS, MNHN) est actuellement financée sous la forme de « programmes de recherche » mobilisant des chercheurs sur une thématique pour 3 ans en moyenne.

Écologie marine mammifères marins

Nom du programme : COPEMAM – Étude de l’écologie alimentaire des mammifères marins et leurs interactions avec les activités humaines de pêche à Saint-Pierre-et-Miquelon

Dates : 2018 – … (en cours)

Coordinateurs : Cécile Vincent, enseignant chercheure en écologie des mammifères marins (Université La Rochelle, Laboratoire LIENSS), Jeremy Kiszka, chercheur en écologie des mammifères marins, (Université de Floride).

Résumé : Parmi les espèces observées à Saint-Pierre-et-Miquelon, quatre ont été classés comme en danger par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), une autre comme menacée. Deux espèces sont considérées comme vulnérables, tandis que pour d’autres les données sont manquantes. Les espèces restantes sont classées « de préoccupation mineure ». Le projet COPEMAM vise à mieux comprendre et gérer les conflits entre activités de pêche et mammifères marins dans l’archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon.

La méthodologie vise à opérer des transects en mer, pour identifier et localiser les cétacés, de même que leurs activités. Nous réalisons également : des biopsies de lard (pour étudier les traceurs écologiques), le régime alimentaire, le suivi satellitaires de phoques (en collant des balises sur le poil), des identifications de champs de proies en mer grâce à des sonars embarqués sur les bateaux, des enquêtes auprès des pêcheurs pour qualifier et quantifier les problèmes d’interaction avec les mammifères marins.

La biopsie permet d’extraire un morceau de lard fournissant, après analyse, des informations précieuses sur la génétique des mammifères marins. Photo : Jeremy Kiszka, programme COPEMAM.

Les résultats attendus au terme du présent projet incluent l’estimation de l’abondance des principales espèces de mammifères marins à Saint-Pierre et Miquelon et ses variations spatiales et temporelles ; leur distribution en relation avec l’environnement et leurs interactions avec les ressources halieutiques et l’identification de leurs habitats d’alimentation ; la cartographie des ressources halieutiques de Saint-Pierre et Miquelon (qui bénéficiera également aux services responsables de la gestion des ressources) ; la caractérisation de l’impact de la déprédation sur les pêcheries et les perceptions liées à la compétition entre mammifères marins et pêcheries. Ce projet résultera également en la réalisation d’un atelier de restitution des résultats du projet et de réunions avec les partenaires et les pêcheurs.

Le projet est financé par l’Agence française pour la biodiversité (AFB), avec un co-financement de la Direction des territoires de l’alimentation et de la mer (DTAM) de Saint-Pierre-et-Miquelon. Les partenaires principaux sont le laboratoire du Centre d’études biologiques de Chizé (CEBC, CNRS/ La Rochelle Université), qui coordonne l’ensemble, ainsi que l’Université de Floride qui possède une grande expérience de l’écologie trophique des cétacés, l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) de Saint-Pierre-et-Miquelon et l’OPAP (Organisation professionnelle des artisans pêcheurs de Saint-Pierre-et-Miquelon).

Reportage de Charlotte Boniteau, Jérôme Anger et Clémentine Baude, SPM1ère le 19 septembre 2020 :

Ecologie marine et bivalves

Nom du programme : MATISSE (Mesures des fluctuations atypiques de l’environnement de Saint-Pierre et Miquelon et dynamique de croissance des bivalves)

Dates : 2016 – 2019

Coordinateurs : Pascal Lazure, chercheur en physique des Océans (Ifremer), Pierre Poitevin, (ingénieur en biologie marine, Université de Bretagne Occidentale, Laboratoire LEMAR Environnement marin) Réjean Tremblay, chercheur en écologie marine, Université du Québec à Rimouski (UQAR)

Résumé : Saint-Pierre et Miquelon est un site atelier essentiel du LIA BeBEST. Une découverte récente faite par Pascal Lazure, montre qu’il est caractérisé par des variations des températures de fond exceptionnelle dans leur amplitude et leur fréquence (supérieures à 10 °C/12 H). L’origine de ces fluctuations reste une question ouverte pour les physiciens. Ces variations thermiques offrent un champ de recherche nouveau pour les benthologues de BeBEST qui étudient aujourd’hui les réponses physiologique et comportementale des organismes benthiques subtidaux sur ces sites. Le projet MATISSE (“Mesures des fluctuations atypiques de l’environnement de Saint-Pierre et Miquelon pour une application rétrospective des archives benthiques”), débuté en 2016, prévoit ainsi d’étudier les variations physiques à l’origine des stress thermiques auxquels les bivalves (Arctica islandica, Spissula solidissima, Placopecten magellanicus) sont soumis de la fin du printemps à la fin de l’automne. Nous cherchons à analyser synoptiquement la dynamique de croissance de ces bivalves par sclérochronologie et sclérochimie pour identifier finement leurs capacités à s’acclimater (ou pas) à une contrainte physique forte.

Le programme MATISSE a également été à l’origine d’un Atlas de la faune et de la flore sous-marine à Saint-Pierre et Miquelon.

Lien vers le site : https://www.liabebest.org/projets/matisse-1

Reportages de Patrick Caillet et Jérôme Anger le 4 septembre 2017 sur la première mission du navire Antéa à Saint-Pierre et Miquelon :

Interview de Claudio Arthur, SPM 1ère sur l’Atlas de la faune et de la flore marine à Saint-Pierre et Miquelon :

Biologie marine flétan

Nom du programme : FLAMENCO (Flétan Atlantique : Migration Energétique et Reproduction)

Dates : 2018 – 2020

Coordinateurs : Dominique Robert, enseignant-chercheur (océanographie et halieutique, Université du Québec à Rimouski), Guy Claireaux, enseignant-chercheur (océanographie et halieutique, Université de Bretagne Occidentale, laboratoire LEMAR).

Résumé : L’objectif général du projet FLAMENCO est d’acquérir les connaissances écologiques, physiologiques et socio-économiques indispensables au développement d’outils de gestion robustes pour les stocks de flétan (Hippoglossus hippoglossus) du Canada Atlantique. Cette ressource revêt en effet une importance cruciale pour l’économie des pêches des communautés côtières du Québec et de Saint-Pierre-et-Miquelon. Le projet s’insère dans le Chantier Découverte du programme d’Odyssée Saint-Laurent dont l’objectif principal est d’acquérir des connaissances stratégiques sur le Saint-Laurent.

Liens :

Reportage de Claire Arrosaména, le 29 janvier 2020 pour SPM1ère :

Écologie terrestre

Nom du programme : « Étude de la flore de l’archipel Saint-Pierre et Miquelon »

Dates : Missions entre 2006 et 2014

Coordinateur : Serge Muller, Professeur du Muséum National d’Histoire Naturelle (MNHN), Laboratoire ISYEB (Institut de Systématique, Évolution, Biodiversité), Paris Sorbonne.

Résumé : Projet de numérisation des herbiers de l’archipel, numérisation qui a été démarrée en 2018/2019 par celle (réalisée par Daniel Abraham) de 1700 planches d’herbier anciennes conservées au Musée de l’Arche, qui seront présentées sur la plate-forme RECOLNAT. En mission dans l’archipel en 2017 pour ce projet, il est prévu que cette numérisation soit complétée en 2020 ou 2021 par celle de l’herbier actuel de Roger Etcheberry (environ 1900 planches d’herbier). Réalisation en partenariat avec Marc Pignal (MNHN), deux botanistes de l’Université de Montréal (Luc Brouillet et Geoffrey Hall) et les botanistes de l’archipel, Roger Etcheberry et Daniel Abraham.

Un reportage de Karim Baïla (SPM1ère) le 8 avril 2020 :

Archéologie XVIIe-XIXe siècles

Nom du programme : On the “Cod Road”: Saint-Pierre et Miquelon and the Atlantic Network of the 17th-19th century

Dates : 2018 – … (en cours)

Coordinateur : Catherine Losier, Assistant professor, Memorial University Newfoundland, Department of Archeology

Résumé : My research interests in historical archaeology focus on colonialism and its enduring legacies, cultural interactions, colonial economies and identities. To examine the plurality of French colonial experience, I have conducted research projects in the French colonies of the Americas – in Saint-Pierre et Miquelon, Nouvelle-France, French Guiana and the French Antilles. Since 2018, I have a new ongoing project funded by a SSRCH-Insight Grant. Entitled On the “Cod Road”: Saint-Pierre et Miquelon and the Atlantic Network of the 17th-19th century, this project is documenting the impact of peripheral French territories and their maritime networks on the colonial Atlantic world. My research opens a new territory to the field of historical archaeology (Saint-Pierre et Miquelon) and adds new dimensions to the understanding of the Atlantic colonial world. With my students, I highlight the importance of “marginal” colonies (Saint-Pierre et Miquelon and French Guiana) during the European expansion of the 17th and 18th centuries.

Interview de Frédéric Dotte sur SPM1ère le 8 septembre 2016 :

Reportage de Flavie Bry et Claude Leloche le 10 août 2017 « Bientôt la fin des fouilles archéologiques à l’anse à Bertrand, bilan de la 2ème année » :

Reportage de Patrick Caillet et Marie Boscher le 13 juillet 2018 « Remontée dans le temps à l’Anse à Bertrand » :

Reportage de Flavie Bry et Enzo Giugliano le 2 juillet 2019 pour SPM1ère « Troisième phase de fouille à l’anse à Bertrand » :

Conférence au Nexus, centre de l’université Memorial à Saint-Jean de Terre-Neuve diffusée en facebook live le 22 mars 2019 : « Quel rôle de Saint-Pierre et Miquelon dans l’émergence du monde moderne? »

Archéologie Préhistoire

Nom du programme : « Archéologie de Saint-Pierre et Miquelon »

Dates : 2017 – … (en cours)

Coordinateurs : Réginald Auger (Université Laval), Grégor Marchand (CNRS – Université Rennes 1 – CREAAH – OSUR), Pierre Stéphan, Chercheur en géographie, CNRS, Laboratoire de Géographie LETG (Littoral Environnement Géomatique)

Résumé : A la suite de démarches entreprises par Saint-Pierre-et-Miquelon pour une reconnaissance au titre de patrimoine mondial de l’UNESCO et à la demande du Préfet de ce territoire français en Atlantique Nord, une équipe d’archéologues de l’Université de Rennes et de l’Université Laval à Québec a été réunie pour entreprendre le sauvetage duformidable site archéologique de l’Anse-à-Henry.

Les recherches dans ce milieu riche en ressources fauniques et propice à l’extraction des matières premières destinées à la fabrication de l’outillage des outils font suite aux travaux réalisés au début des années 2000, sous la direction de S. LeBlanc et J.-L. Rabottin.

Les vestiges lithiques extrêmement abondants et les structures d’habitats documentent plus de 5000 ans d’occupations humaines. Deux phases culturelles paléoesquimaudes et deux phases témoignant de la présence des Premières Nations ont été identifiées, de même que de très nombreux aménagements historiques. L’Anse-à-Henry est non seulement l’établissement le plus au sud des aires culturelles Groswater et Dorset, mais aussi le seul habitat de ces groupes arctiques sur un territoire français !

Le projet, dirigé par Réginald Auger (Université Laval) et Grégor Marchand (CNRS – Université Rennes 1 – CREAAH – OSUR), devrait s’étendre sur au moins trois années. Il intègre des spécialistes des paléoenvironnements des universités de Québec (CELAT, CEN), Rennes(CREAAH, Ecobio) et Brest (LETG).

Lien vers le site : https://prehistoire-atlantique.blogspot.com/2019/09/archeologie-de-saint-pierre-et-miquelon.html

Reportage d’Aldric Lahiton pour SPM1ère le 13 août 2020 :

Interview de Mathias Raynaud au 20H SPM1ère le 31 août 2020 :

Reportage de Martine Briand et Mehdi Elghazouan sur SPM1ère du 3 septembre 2019 :

Economie

Nom du programme : ATLANT’Îles (Analyse des Territoires Localisés en Atlantique Nord Ouest et de leurs Trajectoires : les îles de Saint-Pierre et Miquelon (ATLANTÎLES)

Dates : 2019 – 2021

Coordinateur : Pascal Le Floc’h, enseignant-chercheur en économie, Université de Bretagne Occidentale, laboratoire AMURE (Droit et Economie de la Mer)

Résumé : ATLANTÎLES est un projet de recherche pluridisciplinaire qui regroupe des économistes, des géographes et des biologistes en impliquant des acteurs locaux (CACIMA, OPAP).Ce projet a pour ambition de dresser un état des lieux de la pêche et du tourisme à Saint-Pierre et Miquelon (2019), d’explorer les pistes de valorisation des produits de la pêche (2020) et d’envisager des scénarii de développement local autour des liens pêche-tourisme (2021). 

Lien :

https://www.umr-amure.fr/wp-content/uploads/2019/09/maquette_atlantiles_2019.pdf

Sciences politiques

Nom du programme : SPA (Savoir, Pouvoir, Avoir)

Dates : 2017 – 2019

Coordinateur : Camille Mazé, chercheure CNRS Sciences politiques, laboratoire LIENSS (LIttoral ENvironnement et Sociétés (LIENSs) – UMR 7266

Résumé : Le projet SPA vise à faire une étude critique de la politique d’évaluation d’impact sur la soutenabilité en croisant sciences sociales et naturelles afin de comprendre les avancées et points de blocages en matière de gestion durable des systèmes socio-écologiques côtiers et marins sur trois sites différents: Saint-Pierre et Miquelon, la Rade de Brest et les Kerguelen (TAAF). ApoliMer est un Réseau Thématique Pluridisciplinaire International (RTPi) du CNRS.

Lien :

Géomorphologie

Nom du programme : EGIML (Etude Globale de l’Isthme de Miquelon-Langlade)

Dates : 2010 – 2013

Coordinateurs : Nicolas Robin, enseignant-chercheur en morphodynamique des côtes, Université de Perpignan Via Domitia, Laboratoire CEFREM (Environnements méditerranéens)

Raphaël Certain, enseignant-chercheur en morphodynamique des côtes, Université de Perpignan Via Domitia, Laboratoire CEFREM (Environnements méditerranéens)

Collaborateurs : D.FitzGerald (Université de Boston), C.Hein (Woods Hole Oceanographic Institution puis Virginia Institute of Marine Science)

Résumé : Ce projet avait pour objectif d’améliorer les connaissances du fonctionnement de l’isthme sur les trois échelles de temps, passée, actuelle et future. Il se déclinait en 6 axes :

L’impact potentiel des changements climatiques sur l’évolution de l’isthme. Cette étude établit différents scénarios d’élévation du niveau de l’eau combinant plusieurs paramètres (subsidence, surcote et prévisions d’augmentation du niveau marin). Des cartes de submersion sont alors proposées pour l’horizon 2100. Ce travail révèle une extrême fragilité de l’isthme face aux changements climatiques avec des surfaces d’inondation très importantes suivant les scénarii (entre 28% pour le scénario optimiste et 88% pour le scénario pessimiste). Par ailleurs, il s’avère que le chemin de l’inondation s’effectuera en premier par la lagune plutôt que par les façades maritimes. Ces projections et évolutions potentielles posent la question du maintien de l’isthme sur ces échelles de temps.

La connaissance de l’aléa érosion par l’élaboration d’un protocole méthodologique du suivi des indicateurs morpho-sédimentaires sur l’ensemble de l’isthme (trait de côte, profil de plage, granulométrie). L’analyse de la base de données portant sur la position du trait de côte depuis 1949 indique une tendance globale à l’érosion sur les deux façades (maximum de 50 m). L’évolution morphologique (depuis 2002) et altimétrique (entre 2011 et 2012) des profils de plage révèle une tendance similaire. En conclusion, une réflexion (basée sur la possible évolution du trait de côte dans le futur et les résultats de l’axe.1) sur le devenir de la route est posée.

La dynamique sédimentaire au voisinage de l’isthme : une évaluation des apports à l’entrée du système est d’abord effectuée. Ces apports semblent faibles. L’alimentation de la plage s’effectue principalement par le stock sédimentaire présent sur son proche avant-côte ou par une érosion de son linéaire côtier. Des taux de transport sédimentaire sur la façade ouest sont calculés. Cette étude actualise la carte sédimentaire et les caractéristiques granulométriques du sédiment au voisinage de l’isthme.

L’identification et quantification des stocks sédimentaires présents sur l’avant côte à l’aide de sismique très haute résolution : il y a une grande différence entre les deux façades avec un volume presque 10 fois plus important à l’est (118 millions de m3 à l’est et 15 millions de m3 à l’ouest). La confrontation de ces résultats avec les recherches effectuées dans l’axe.2 permet sur la façade ouest de montrer une relation directe entre le volume du stock sédimentaire de l’avant côte et l’évolution du trait de côte depuis 1949. Cet axe propose également une expertise sur la solution de rechargement des plages. Des zones sources sableuses sont identifiées, uniquement au large de la façade est. Cependant, du fait de caractéristiques sédimentologiques différentes, ces sources sont compatibles uniquement à des fin de rechargement de l’avant-côte.

L’investigation morpho-structurale de l’isthme. L’analyse des différents forages révèle que le site est constitué principalement d’un mélange de sable et de galets sur l’ensemble de sa superficie et sur des profondeurs importantes. Les travaux géophysiques permettent d’observer la présence d’un sous bassement sédimentaire et/ou rocheux par endroits à une profondeur minimum de 5-6 m.

Enfin une synthèse de l’ensemble des connaissances portant sur la formation de l’isthme : ce travail est développé dans la thèse de Julie Billy.

Lien :

https://elmusca.wordpress.com/travaux-2/saint-pierre-et-miquelon/

Thèses de doctorat*

*Un(e) jeune chercheur(e) est dirigé(e) par un ou des chercheur(e)s pour travailler pendant 4 ans sur une question de recherche de sa discipline, en vue de l’obtention du diplôme de doctorat.

Géographie

Titre de la thèse : « L’adaptation au changement climatique : partir des possibles pour s’adapter aux réalités environnementales. : le cas de Saint-Pierre-et-Miquelon ». Thèse de doctorat en géographie.

Dates : 2018 – … (en cours)

Doctorante : Xénia Philippenko, doctorante en géographie, Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Laboratoire LGP – Laboratoire de géographie physique : Environnements Quaternaires et Actuels, Bureau de recherche géologique et minières (BRGM)

Sous la direction de : Lydie Goeldner-Gianella, Chercheure en géographie,  (Laboratoire de géographie physique LGP, Université Paris Panthéon Sorbonne)

Et co-encadrant : Ywenn de la Torre, (BRGM).

Résumé : Doctorat sur l’adaptation au changement climatique en milieu littoral, à Saint-Pierre-et-Miquelon.
– étude des perceptions actuelles et passées du changement climatiques par les acteurs et habitants locaux
– évaluation des mesures et chemins d’adaptation actuels et potentiels 

Lien :

https://www.franceculture.fr/emissions/la-recherche-montre-en-main/la-recherche-montre-en-main-du-mercredi-24-avril-2019

Biologie

Titre de la thèse : Analyse Rétrospective des CHangements écologiques de l’écosystème laurentien par une Etude Sclérochronologique (ARCHIVES)

Doctorante : Justine Doré, doctorante en biologie, Université de Bretagne Occidentale, Laboratoire LEMAR (Environnement Marin)

Sous la direction de : Laurent Chauvaud, chercheur en écologie benthique CNRS, Université de Bretagne Occidentale (UBO), laboratoire LEMAR (Environnement marin)

Et co-encadrants : Julien Thebault, enseignant chercheur en biologie-écologie, Université de Bretagne Occidentale (UBO), laboratoire LEMAR (Environnement marin), Gwenaelle Chaillou, chercheur en chimie, Université du Québec à Rimouski (UQAR)

Dates : 2017 – 2020

Résumé : L’écosystème laurentien s’étend le long du fleuve et de l’estuaire, jusqu’au Golfe du Saint-Laurent (Canada). Il constitue l’un des plus grands écosystèmes aquatiques de la planète, mais aussi l’un des plus productifs. L’anthropisation croissante depuis deux siècles a clairement eu des conséquences écologiques tout au long de ce continuum terre-mer mais ces dernières sont encore largement méconnues. Les systèmes et réseaux d’observation environnementaux et écologiques sont désormais en mesure de suivre avec précision tout un panel de paramètres hydrobiologiques mais les données les plus anciennes ne remontent qu’à une vingtaine d’années, ce qui est trop peu pour appréhender l’impact de l’Homme et du changement global sur cet écosystème. Dans ce contexte, l’objectif premier du projet ARCHivES est de reconstruire des chronologies annuelles des variations passées des paramètres environnementaux dans l’écosystème laurentien (température, dynamique phytoplanctonique, pollution) sur des durées s’étendant de quelques décennies à plusieurs siècles. Cet objectif sera atteint en décryptant l’information structurelle et géochimique archivée dans les coquilles d’espèces longévives (> 100 ans) de mollusques bivalves dulcicoles et marins. Les coquilles de 8 espèces seront échantillonnées de Montréal à Saint-Pierre-et-Miquelon et analysées pour leurs patrons de croissance et leur composition isotopique et élémentaire. Cette approche sclérochronologique permettra d’appréhender la variabilité spatiale et temporelle des impacts anthropiques le long de ce continuum, palliant ainsi l’absence de séries d’observation à long-terme, pourtant cruciales pour comprendre le passé et mieux prédire le futur.

Lien : https://www.liabebest.org/projets/archives

Ecologie marine

Titre de la thèse : Comparaison du fonctionnement des écosystèmes benthiques arctiques et subarctiques dans un contexte de changement global : Young Sound (Groenland) et Saint-Pierre et Miquelon

Doctorant : Guillaume Bridier

Sous la direction de : Laurent Chauvaud, chercheur CNRS écologie benthique, Université de Bretagne Occidentale (UBO), laboratoire LEMAR (Environnement marin) et Frédéric Olivier, chercheur Ecologue MNHN (Museum National d’Histoire Naturelle), Laboratoire BOREA, Station Marine de Concarneau (France).

Résumé : Face au changement global, les écosystèmes benthiques arctiques et subarctiques sont aujourd’hui soumis à d’importantes modifications de leur environnement (e.g. augmentation des températures, changement de producteurs primaires…). Une bonne compréhension du fonctionnement actuel de ces écosystèmes devient donc nécessaire si nous souhaitons à l’avenir être en mesure de prédire leur évolution. Pour cela, des études le long de gradients environnementaux sont intéressantes puisqu’elles peuvent permettre de mieux comprendre quel est le rôle d’un facteur spécifique de l’environnement sur le fonctionnement de ces écosystèmes. Dans ce cadre, les importants gradients de salinité du Young Sound et les fortes oscillations thermiques (variant en intensité le long d’un gradient bathymétrique) de Saint-Pierre et Miquelon font de ces écosystèmes des sites d’études particulièrement adaptés. A partir des échantillonnages réalisés durant la thèse, le long de ces gradients environnementaux, nous désirons répondre aux trois objectifs suivants :

– Caractériser l’environnement trophique de ces sites via l’utilisation de marqueurs lipidiques et isotopiques. Ces analyses donneront notamment des informations sur les sources et la qualité de matière organique de ces écosystèmes.

– Décrire les réseaux trophiques via l’utilisation de ces mêmes marqueurs en identifiant le régime alimentaire des espèces dominantes et les voies de transfert du carbone.

– Décrire les assemblages benthiques des sites étudiés et observer dans quelle mesure les gradients environnementaux peuvent affecter leur structure. Les résultats de cette thèse pourront fournir des résultats intéressants pour de la réalisation de futures études en modélisation. La description des communautés benthiques permettra aussi d’améliorer voire d’apporter de nouvelles connaissances sur la biodiversité de ces sites.

Lien :

https://www.liabebest.org/projets/phd-cebath-guillaume-bridie

Ecologie marine

Titre de la thèse : Sclérochronologie à Saint-Pierre et Miquelon : De l’échelle sub-horaire aux reconstructions multidécennales

Doctorant : Pierre Poitevin, Université de Bretagne Occidentale (UBO), Laboratoire LEMAR (Environnement marin)

Sous la direction de : Pascal LAZURE, chercheur en physique des océans, Ifremer, et Laurent CHAUVAUD, chercheur CNRS écologie benthique, Université de Bretagne Occidentale (UBO), laboratoire LEMAR (Environnement marin)

Résumé : Les écosystèmes côtiers sont exposés aux changements climatiques globaux entraînant des modifications de leur structure et de leur fonctionnement. Cependant, nous disposons de peu d’information sur la variabilité de leurs propriétés physiques avant 1950, principalement à cause de l’absence de mesures in situ à long terme. Les parties dures des organismes marins longévifs ont le potentiel d’étendre les observations instrumentales, à différentes échelles spatiales et temporelles, afin d’améliorer notre compréhension des processus environnementaux passés.

Cette thèse de doctorat a pour cadre Saint-Pierre & Miquelon (SPM), un petit archipel situé à la confluence de grands courants océaniques marquant la frontière entre les gyres subtropicaux et subpolaires de l’Atlantique Nord. Outre sa position clé à l’échelle mondiale comme indicateur de l’évolution du climat, des spécificités locales induisent une dynamique très particulière. Le changement bathymétrique se produisant au nord-ouest de l’île de Miquelon génère la propagation anticyclonique d’une onde interne côtière piégée autour de cet archipel. Ce phénomène local conduit, au cours de la période stratifiée, à la génération des plus importantes oscillations thermiques (d’une amplitude pouvant atteindre 11,5°C) quotidiennes (25,8 h) jamais observées, quelle qu’en soit la fréquence, sur un plateau continental stratifié d’une latitude moyenne.

Ce travail est basé sur l’analyse des structures calcifiées d’organismes marins locaux, afin de mieux comprendre la variabilité environnementale passée à ces deux échelles. Tout d’abord, il convenait de s’approprier différentes méthodes sclérochronologiques. Cette étape a été réalisée à travers l’étude de Spisula solidissima. Puis, les variations océanographiques à grandes échelles des dernières décennies ont été étudiées en utilisant le bivalve et l’algue calcaire présentant les plus longues périodes de croissance connues à ce jour, Arctica islandica et Clathromorphum compactum, respectivement. Les relations observées entre les enregistrements sclérochronologiques issus de ces deux modèles biologiques et plusieurs types de données environnementales acquises à différentes échelles géographiques, nous ont permis de mieux décrire la variabilité océanographique à grande échelle ainsi que ses impacts sur la dynamique des écosystèmes infralittoraux de SPM. Enfin, les effets des oscillations locales de température à haute fréquence (25,8 h) ont été suivis à l’aide des informations sclérochimiques contenues dans la coquille de Placopecten magellanicus, une espèce de bivalve présentant une croissance coquillère extrêmement rapide (500 µm / jour).

Cette étude a, in fine, mis en avant la position privilégiée de SPM pour étudier la variabilité océanographique, les réponses biologiques de différentes espèces benthiques et la dynamique des écosystèmes côtiers, à différentes échelles de temps (de celle de la marée aux 165 dernières années) et d’espace (de celle de l’archipel à celle de l’Atlantique Nord).

Lien :

https://www-iuem.univ-brest.fr/lemar/le-17-12-2018-a-15h-en-amphi-a-de-liuem-soutenance-de-these-de-pierre-poitevin-lemar/

Océanographie

Titre de la thèse : Oscillations induites par le vent et la marée autour de l’archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon

Doctorante : Marion Bezaud

Dates : 2015 – 2019

Sous la direction de : Pascal Lazure, chercheur en physique des Océans, Ifremer Bernard Le Cann, chercheur en physique des Océans, Université de Bretagne Occidentale, Laboratoire d’Océanographie physique et spatiale

Résumé :

Lien :